Islam, Islamisme, mais de quoi Les Français ont-ils peur en 2010 ?

La LDH et le Monde Diplomatique avaient organisé le 26 Mai 2008 un « débat » autour de la question du départ des PN:

 Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ? 

 Dans un échange de correspondance, preuves à l’appui, j’avais répondu « De l'islamisme fanatique et barbare ».

 En 1962, nombreux étaient ceux qui en Algérie souhaitaient un pays libre, juste et fraternel, dans lequel tous les enfants de ce pays, qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, auraient eu leurs places. Le fanatisme islamique les en a chassés.

 Voilà qu’aujourd’hui, 48 ans après notre exode et notre exil, une question se pose en France à travers l’Islam,  ses pratiques, ses comportements religieux ou politiques :

 Mais de quoi  Les Français ont-ils peur en 2010 ?

 Les Français qui  ne connaissaient de l’islam que peu de choses se voient, quelques années après, confrontés a un islam qui n’est plus cet islam que l’on croyait de paix et que l’on pratiquait dans les caves. Cette religion méconnue, peu importante et discrète, était tolérée, acceptée. Elle suscitait même des réactions d’une certaine condescendance (les Français vont même jusqu’à demander des lieux de culte décents).

 Entre temps, l’islam est devenu la deuxième religion de France. Les troubles dans les banlieues et les incidents multiples (drapeaux français brûlés, la marseillaise sifflée etc, etc) animés par un anti colonialisme et la repentance contribuent à un agacement citoyen.

 La répétition des faits, l’agressivité de certains cherchant la provocation font craindre le pire.

 Les Français se réveillent choqués et craintifs devant un islam qui leur semble tout à coup conquérant, qui les menace. Ils ont le sentiment d’une invasion et faisant des amalgames ils rejettent en bloc l’islam religion, l’islam politique et l’islamisme.

 L’Islam religion : La chrétienté a connu ses heures sombres avec ses guerres de religions, ses conquêtes au nom de Dieu, sa sainte  inquisition, la Saint Barthelemy etc, etc. elle a su se réformer, s’adapter à l’évolution du monde, s’ouvrir aux autres religions. Pour cela, la bible, les évangiles ont été dépoussiérés, revisités.

 L’islam doit en faire autant, ses théologiens doivent revisiter le Coran, l’adapter au monde qui bouge et qui change, à l’occident, à la France, concilier la foi et la raison comme l’écrit Malek Chebel anthropologue des religions et philosophe algérien. C’est ce que doit faire l’islam de France.

 L’islam politique : Constituée essentiellement de musulmans ou de non pratiquants d’origine musulmane issus du Maghreb qui ont une « revanche » à prendre sur l’ancienne puissance coloniale la France. Généralement, ce sont des intellectuels ou membres du showbiz, une minorité de parvenus grâce au pays qui les a accueillis, adoubés par une faune d’orientalistes qui tiennent un discours haineux et par la nomenklatura algérienne. Ils attisent la rancoeur, le ressentiment d’un mal être, aidés par une intelligentsia de nostalgiques révolutionnaires.

 Ce sont des enfants ou petits enfants de moudjahiddines qui cherchent à justifier l’engagement passé de leurs pères, combattants pour l’indépendance de l’ Algérie et qui, bien que celle-ci soit devenue indépendante, se sont exilés en France déçus par la révolution algérienne.

 Ils véhiculent une double haine en voulant culpabiliser la France et les Français sur leur passé colonial. Habités par la frustration de l’espérance trahie, ils veulent dans un combat idéologique exempter de toute responsabilité le pouvoir Algérien qui a imposé à son peuple, après 1962, sa dictature FLN confisquant leur liberté, les privant de tout espoir. La corruption et le bac chiche sont devenus pratiques d’état.

  Ce cahot social, économique, humain a provoqué la montée des islamistes du FIS (En 1993/1995, l’islamisme fait son retour en Algérie faisant fuir certains intellectuels et une frange du peuple meurtri par les attentats). C’est la cause essentielle de l’immigration massive des algériens vers l’ancien pays colonisateur, la France.

 Cette minorité de Français musulmans devient ainsi la courroie de transmission du pouvoir algérien qui, pour se défausser de ses propres responsabilités sur la faillite de son gouvernement, de son système politique, de son échec économique et social depuis les années 2000, joue, pour se maintenir en place, sur la culpabilisation de la France et des Français demandant leur repentance. Ils constituent ainsi un lobbying FLNiste puissant en France.

 L’Islamisme :

 Coutumes vestimentaires, pratiques religieuses d’un autre âge, intégrismes sont contraires aux principes fondamentaux de la république Française.

 Conclusions :

 La conjonction de l’islam politique et de l’islamisme, le manque de volonté d’intégration, les amalgames, le rejet, le laxisme intellectuel, la permissivité philosophique, l’angélisme politique ont conduit la France dans une situation de conflit culturel et religieux que certains politiques mettent à profit.

 La victimisation à outrance de la diversité, des minorités dites visibles conduisent à des effets de bandes qui, forts de leur emprise politique, à la moindre occasion (match de football Algérie/Egypte par exemple) n’ont qu’un seul but : c’est de montrer leur puissance pour servir des intérêts particuliers.

 Ces actes voyous répétés desservent l’islam religion qui se voit ainsi montrée du doigt et rejetée.

 La diversité ou Minorité visible :

 A différentes périodes il y a eu en France des minorités dites visibles.

Les Polonais, les Italiens, les Portugais, Les espagnols, et, en 1962 les pieds noirs rapatriés d’Algérie.

Toutes ces minorités visibles ont subi le racisme, la discrimination, l’humiliation.

Par le travail, elles se sont intégrées, assimilées au point de devenir invisibles.

Les minorités visibles d’aujourd’hui sont de plus en plus visibles par ce que de plus en plus nombreuses, de plus en plus bruyantes, mais n’ayant pas la langue de bois, elles sont de cultures et de religions différentes, ce qui pose un problème d’intégration.

 Quant aux minorités précitées, devenues invisibles, elles se sont contentées de se dire : aimez la France, la France finira par vous aimer. CE qui est arrivé non sans difficultés.

 Aujourd’hui, le problème est que certains ne cherchent même plus à vouloir s’intégrer, mais à établir un rapport de force (nous l’avons vu à l’occasion de l’interdiction du port du voile à l’école et de la burqua aujourd’hui).

 Ils le clament haut et fort à l’occasion des élections présidentielles, législatives, formant des groupes de pression sur les candidats.

 La France doit-elle tout accepter sans contreparties au niveau des devoirs ?

 Les rapatriés d’Algérie, appelés communément « Pied noir » avons connu dans des circonstances pénibles et tristes, dans le malheur et la souffrance, le rejet, le racisme anti pied noir, la discrimination, l’humiliation. Que dire de nos compatriotes les Harkis parqués dans des camps. Aussi, nous voulons manifester à nos compatriotes Français musulmans nos bons sentiments, notre différence d’appréciation, nous savons combien le rejet peut faire mal et nous mettre en colère.

 La France traditionnellement est une terre d’accueil généreuse dont les valeurs fondamentales sont intangibles et qui repose sur trois piliers que sont  la république, la démocratie et la laïcité.

 Extraits de la Constitution de 1958

Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

Cette conflictualité avec l ‘islam politique et l’islamisme commence à irriter les républicains, les démocrates et les laïcs de tous bords et de tous milieux.

Une majorité de Musulmans avertis partagent les valeurs républicaines, comprennent que l'islamisme est politique, que c'est une dérive idéologique dangereuse.

L’Islam religion prend conscience du risque encouru par les confusions entretenues, les amalgames, elle se fait entendre par des prises de position de certains imams courageux. Des personnalités, des associations de femmes  d’origine musulmane refusent ce qu’elles considèrent comme un retour en arrière. Elles se mobilisent et dénoncent les comportements et les dérives de cette frange d’irresponsables et de fanatiques.

Il faut dissocier la spiritualité de la politique. C’est l’enjeu de la civilisation contre l’obscurantisme, la barbarie.  Il faut concilier citoyenneté et diversité. Ce sera alors la Victoire de la  république sur la démagogie.

Nous devons ensemble combattre ces incivilités, rétablir l’ordre républicain et ne pas faillir sur la laïcité.  

Au nom de l’ ARAPREM, le président Claude Garcia

 

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